10/12/2008
AU TEMPS DES COLONIES...
Un poète un peu à part, presque une curiosité, dans la littérature française : Henry Jean-Marie LEVET, qui devint diplomate au service de la France, par goût du voyage et qui, à ses heures perdues, s'adonnait à la poésie.
Voici, extrait des archives de la Diplomatie Française, ses états de service :
LEVET (Henry Jean-Marie Étienne)Chargé de mission en Inde et en Indochine par le Ministre de l’Instruction Publique (décembre 1897 - juin 1898) ; Officier d’Académie (février 1899) ; Vice-Consul de troisième classe ; chargé des fonctions de Secrétaire-Archiviste, à Manille (10 novembre 1902) ; chargé de la Chancellerie de Las Palmas (14 février 1906). (L’Annuaire Diplomatique)
L'essentiel de son oeuvre tient en 10 poèmes, regroupés et édités en 1902, sous le titre "Cartes Postales". LEVET eut une grande influence sur d'autres poètes du voyage.
Possession française
A la mémoire de Laura Lopez.
On se souvient de la chapelle des Goyaves
Où dorment deux mille dimanches des Antilles,
De la viduité harmonieuse du havre,
Et de la musique, du temps vieillot des résilles...
- Colonie d'où l'aventurier revenait pauvre ! -
Les enfants demi-nus jouaient, et leurs cris
Sourdaient, familiers comme les bougainvilliers mauves,
De la vérandah et de la terrasse aux lourds murs gris...
- Et les picnics de dimanche au Gros-Morne ?
- Ils ont vécu, les bons vieux romans qu'orne
La Jeune Créole , lente, aux moeurs légères...
Ces enfants sont partis et leurs parents sont morts -
Et maintenant dans la petite colonie morte,
Il ne reste plus que quelques fonctionnaires...
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[ Henry Jean-Marie LEVET (1874-1906) – Recueil : Cartes Postales ]
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14:00 Publié dans Poésie, Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note














Commentaires
Je ne connaissais pas mais ce premier poème me donne très envie d'en savoir plus.
Merci. Monique
Ecrit par : monique | 10/12/2008
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