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08/03/2013

LA BATAILLE DE LENS

Pour relever le défi de Françoise la Comtoise, voici un résumé de l'histoire de ma région, l'Artois...

L'Artois

L'Artois est une province historique de l'Ancien Régime, ayant pour capitale Arras, et qui forme aujourd'hui la plus grande partie du Pas-de-Calais. Les habitants de l'Artois sont des Artésiens.
Les contours de l'Artois ont varié au cours des siècles, en fonction des aléas de l'histoire et des rattachements ou séparations d'avec les comtés voisins, comté de Boulogne, comté de Flandre, etc. L'Artois correspond à peu près au pays de la tribu gauloise, sans doute d'origine germanique, des Atrébates, dont la capitale Nemetocenna est devenue Arras.

Compris par les Romains dans la province romaine de Belgique, ce pays fut conquis au Ve siècle par les Francs et donné en 863 par Charles le Chauve à Judith, sa fille, qui épousa Baudouin Bras de Fer, comte de Flandre.
Après avoir été longtemps possédé par les comtes de Flandre, sous la suzeraineté de la France, il fut réuni à la couronne par Philippe-Auguste en 1180, et donné en 1237, avec titre de comté, par Saint Louis à Robert, son frère aîné, le comte d'Artois.
Après avoir relevé des ducs de Bourgogne, l'Artois passa par héritage aux Habsbourg d'Espagne et fut re-rattaché définitivement à la France après la guerre de Trente Ans, le 7 novembre 1659 aux termes du traité des Pyrénées sauf Aire-sur-la-Lys et Saint-Omer (l'Artois réservé) qui ne revint à la France qu'en 1678.

Le Grand Condé.jpg

 Mais je ne peux passer sous silence un des plus célèbres faits d'armes de l'histoire de notre pays, je veux parler de la Bataille de Lens, qui eut lieu en 1648, et où s'illustra le Prince de Condé.

Un quartier de la ville de Lens porte le nom de "Grand Condé", en souvenir de cette bataille...

Bataille de Lens.jpg

LA BATAILLE DE LENS (20 août 1648)

Après avoir pris le commandement de l’armée des Flandres au début de l’année 1648, le jeune vainqueur de Rocroi, Louis II de Bourbon-Condé, arrive le 18 août devant Lens, occupée depuis la veille par l’archiduc Léopold. Le camp dressé, il prépare la bataille : l’aile gauche au maréchal de Gramont et l’aile droite pour lui-même. L’artillerie, commandée par le comte de Cossé, est placée en tête devant le front et la cavalerie couvrira les deux ailes. Le matin du 20 août l’assaut est imminent mais avant de partir à l’attaque de la ville, le prince de Condé exhorte une dernière fois ses troupes : « Amis, vous souvenez-vous de Rocroi, de Fribourg, de Nordlingen ? Il nous faut vaincre ou mourir. Vous marcherez sur une seule ligne. Vous conserverez quoi qu’il en coûte votre ordre de bataille. Vous essuierez, sans tirer, le premier feu de l’ennemi. Ensuite, seulement, vous pourrez tirer. »

Au cri de « Vive le Roi ! », les troupes françaises s’élancent. En infériorité numérique, Condé emploie la ruse: Feignant une retraite des troupes françaises peu de temps après l’engagement, le jeune archiduc ordonne à sa cavalerie de charger, mais celle-ci est repoussée avec pertes par une contre-offensive française. La cavalerie de Léopold, suite à cet échec, panique et fuit, laissant seule l’infanterie ibérique. Les vaillants Tercios espagnols brisent le régiment des Gardes françaises, mais sont contournés parla cavalerie. Lestroupes restantes, abandonnées comme lors de la bataille de Rocroi, n’ont plus qu’à battre en retraite ou se rendre aux Français.

La bataille est gagnée. Jean de Beck, l’un des généraux ennemis, humilié par la défaite préfère mourir d’une blessure assez légère que de se faire soigner. Gramont après avoir cerné des Espagnols et les avoir taillés en pièces rejoint Condé. Ils veulent s’embrasser mais leurs chevaux encore échauffés de la bataille essaient de s’entre-dévorer. Les chroniqueurs rapportent que « Jamais on ne vit une victoire plus complète ». Le général Beck y fut blessé à mort et fait prisonnier. Le prince de Ligne, général de la cavalerie espagnole, eut la même destinée, aussi bien que presque tous les principaux officiers allemands et tous les officiers, tant espagnols qu’italiens. Ils laissèrent sur le champ de bataille, trente-huit pièces de canon et huit mille hommes.

La nouvelle de cette victoire arrive à Paris, le lendemain, le vendredi 21 août 1648 et le mercredi 26 août 1648, le Roi se rend à Notre-Dame pour faire chanter le Te Deum et rendre grâce à Dieu des avantages qu’il avait remporté sur les ennemis à Lens.

Cette victoire met un terme aux négociations de Munster pour rétablir la paix et conduit à la signature du Traité de Westphalie le 24 octobre 1648, qui met fin à la guerre de trente ans.

Grand Condé.jpg

C'est grâce au traité de Westphalie que la France put annexer, entre autres, et comme nous l'avons appris à l'école, les évêchés de Metz, Toul et Verdun.

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Commentaires

Coucou Chapiou !
Comme la Franche-Comté l'Artois était rattaché aux ducs de Bourgogne et aussi fut française a la fin de la guerre de 30 ans ; combien ces guerres ont-ils fait de morts ? dans ces petites provinces tranquilles , Richelieu et Mazarin avaient la folie de grandeurs . Merci pour avoir relevé le défi de ta région . Bon après-midi en Artois et bizoux à vous deux de Françouèze !

Écrit par : françoise la comtoise | 08/03/2013

Hello
Une région assez méconnue et son histoire aussi. Bon je me suis bien documentée, merci pour toutes ces informations sur ta région.
Amitiés et à bientôt
Janie

Écrit par : Janie Bataille | 11/03/2013

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