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31/03/2015

YPRES ET LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

YPRES, ville martyre de la première Guerre mondiale...

Ypres est devenue un des symboles de la première Guerre mondiale, après avoir été le théâtre de terribles carnages il y a un siècle.

3ème bataille d'Ypres.jpg

La ville flamande, dans le nord-ouest de la Belgique, a payé un lourd tribut lors de la Grande guerre.

Le "Saillant d'Ypres", une boucle de lignes défensives, se forma fin 1914, après que la force expéditionnaire britannique et ses alliés français se sont heurtés aux forces allemandes lors de la première bataille d'Ypres.

Brancardiers.jpg

A l'hiver, les Allemands s'enterrèrent dans un réseau de tranchées. Au printemps suivant, ils reprirent l'offensive lors de la deuxième bataille d'Ypres. La ville tint bon mais les alliés furent repoussés des crêtes environnantes et durent se retrancher dans un saillant considérablement réduit. L'artillerie allemande détruisit entièrement la ville et les villages environnants.

Ypres.jpg

C'est en avril de cette même année 1915 que les Allemands utilisèrent pour la première fois des gaz asphyxiants. Deux ans plus tard, ils utiliseront le terrible gaz moutarde, rebaptisé "ypérite", du nom de la ville.

Ruines d'Ypres.jpg

Pendant deux ans, la ligne ne bougea plus mais la guerre de tranchée se poursuivit. Pendant l'été et l'automne 1917, les alliés repassèrent à l'offensive lors de la célèbre troisième bataille d'Ypres. Malgré une météo épouvantable et des pertes innombrables, les Britanniques parvinrent à reprendre, en cinq mois, ce qui avait été le village de Passendale.

Soldats britanniques et ambulance.jpg

 [ Source : Le Nouvel Obs ]

Cimetière.jpg

C'est près d'Ypres, aussi, que John Alexander McCrae écrira son poème "Au Champ d'Honneur". Un poème qui associa pour toujours les coquelicots au souvenir des morts tombés au champ d'honneur...

Je réédite ci-dessous ma note du 8 décembre 2013 concernant ce militaire poète : 

 

John Alexander McCrae (30 novembre 1872 - 28 janvier 1918) est un médecin militaire né au Canada. Il est connu comme l'auteur du poème Au champ d'honneur (In Flanders Fields).

John Mc Crae est un médecin biologiste qui s'est enrolé volontairement d'abord pour la Seconde Guerre des Boers en Afrique du Sud puis dans le Corps expéditionnaire canadien pendant la Grande Guerre. Il a été promu au grade de lieutenant-colonel du Corps médical canadien. C'est lui qui aurait écrit en mai 1915 à Boezinge un poème en pleine bataille des Flandres. Il décède à l'Hôpital militaire britannique de Wimereux à la fin de janvier 1918.

Le poème In Flanders Fields évoque avec simplicité les champs de bataille des Flandres. Il est devenu pour les Canadiens et les Britanniques le symbole d'une génération fauchée dans la fleur de l'âge, à l'instar des romans de Roland Dorgelès ou de Maurice Genevoix pour les Français.

Une partie de ce poème est affichée dans le vestiaire de l'équipe de hockey Canadien de Montréal, de la Ligue nationale de hockey, sous les photos des joueurs qui ont été admis au Temple de la renommée du hockey : « Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, à vous toujours de le porter bien haut. »

Le gouvernement canadien a fait faire une traduction officielle du poème sous le titre Au champ d'honneur.

[ Source : Wikipedia ]

Le poème en question est publié pour la première fois le 8 décembre 1915, il était écrit à la main :

In Flanders Fields.jpg

AU CHAMP D'HONNEUR

Dans les champs de Flandres.png

Beaucoup d'écrivains et de poètes sont morts au champ d'honneur ou des suites de leurs blessures, durant la première Guerre mondiale. Certains nous sont très connus : Charles Péguy, Alain-Fournier, Guillaume Apollinaire... mais, d'autres le sont beaucoup moins, surtout lorsqu'il s'agit d'auteurs étrangers.

John McCrae fait partie de ces écrivains et poètes étrangers morts durant le conflit de 1914-1918, qui se sont battus pour des pays qu'ils ne connaissaient pas et pour défendre notre liberté...

Commentaires

Coucou Chapiou !
Magnifique ce poème et il est d'une vérité criante...Nous aimions et étions aimés...
Quelle folie cette guerre pour la possession de terres. Bon après-midi et bizoux !

Écrit par : françoise la comtoise | 31/03/2015

J'ai visité Yvres, une très belle ville, dont le souvenir que j'en ai gardé n'est pas le triste souvenir de tes photos.....
Mais c'était une autre bien douloureuse époque.
Bonne journée
Anita

Écrit par : anita | 31/03/2015

Une triste époque qu'il est bon de se rappeler, mais que nous réserve l'avenir la folie des hommes n'a pas de limites. Amicalement.

Écrit par : monique ruiz | 31/03/2015

Les commentaires sont fermés.