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13/12/2012

POEME DE SAISON...

 

2012.12.13 Wingles (2).JPG

 

Il a neigé la veille et, tout le jour, il gèle

 

Il a neigé la veille et, tout le jour, il gèle.
Le toit, les ornements de fer et la margelle
Du puits, le haut des murs, les balcons, le vieux banc,
Sont comme ouatés, et, dans le jardin, tout est blanc.
Le grésil a figé la nature, et les branches
Sur un doux ciel perlé dressent leurs gerbes blanches.
Mais regardez. Voici le coucher de soleil.
À l'occident plus clair court un sillon vermeil.
Sa soudaine lueur féerique nous arrose,
Et les arbres d'hiver semblent de corail rose.

*

 [ François COPPEE (1842-1908) – Recueil : Promenades et Intérieurs ] 

 

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[ Photos : Le lac de la base de loisirs de Wingles, ce matin... ]

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28/11/2012

BIJOU, CAILLOU, CHOU...

LE REGRET DES JOUJOUX 

Toujours je garde en moi la tristesse profonde
Qu'y grava l'amitié d'une adorable enfant,
Pour qui la mort sonna le fatal olifant,
Parce qu'elle était belle et gracieuse et blonde.

Or, depuis je me sens muré contre le monde,
Tel un prince du Nord que son Kremlin défend,
Et, navré du regret dont je suis étouffant,
L'Amour comme à sept ans ne verse plus son onde.

Où donc a fui le jour des joujoux enfantins,
Lorsque Lucile et moi nous jouions aux pantins
Et courions tous les deux dans nos robes fripées ?

La petite est montée au fond des cieux latents,
Et j'ai perdu l'orgueil d'habiller ses poupées...
Ah ! de franchir si tôt le portail des vingt ans !

*

(Emile NELLIGAN (1879 – 1941) – Recueil : Motifs poétiques)

***

Bonne journée à tous !

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26/10/2012

LES FEUILLES MORTES...

C'est l'automne et les arbres perdent leurs feuilles, même le russe (ou vinaigrier)...

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J'ai récolté quelques feuilles d'érable noir, parce que cela me rappelait le doux temps de l'école primaire, quand nous devions dessiner une feuille morte, avec toutes ses nuances de couleurs...

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Exercice difficile où je n'excellais guère... mais c'était le bon temps, comme on dit !

Tiens ! A propos d'octobre, je réédite ce poème de circonstance :

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***

Bonne journée à tous !

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12/10/2012

LE CHANT DES AMIS

Je ne sais en quelle année fut écrit ce poème par Alfred de Musset, ni quelle était sa finalité principale, mais le poète y magnifie l'amitié entre les peuples d'Europe, habitants des pays d'outre-Rhin. Ce qui est sûr, c'est que ce poème fut écrit avant la guerre de 1870-71 contre les Allemands et qu'il faudra encore attendre que deux guerres (mondiales) aient lieu pour trouver une Europe plus paisible... Cela, Musset ne pouvait le prévoir !

LE CHANT DES AMIS

 

De ta source pure et limpide
Réveille-toi, fleuve argenté ;
Porte trois mots, coursier rapide :
Amour, patrie et liberté !

Quelle voile, au vent déployée,
Trace dans l'onde un vert sillon ?
Qui t'a jusqu'à nous envoyée ?
Quel est ton nom, ton pavillon ?

- J'ai porté la céleste flamme
En tous lieux où Dieu l'a permis.
Mon pavillon, c'est l'oriflamme ;
Mon nom, c'est celui des amis.

Fils des Saxons, fils de la France,
Vous souvient-il du sang versé ?
Près du soleil de l'Espérance
Voyez-vous l'ombre du passé ? "

Le Rhin n'est plus une frontière ;
Amis, c'est notre grand chemin,
Et, maintenant, l'Europe entière
Sur les deux bords se tend la main.

De ta source pure et limpide
Retrempe-toi, fleuve argenté ;
Redis toujours, coursier rapide !
Amour, patrie et liberté.

 ♣

 [ Alfred de MUSSET (1810-1857) – Recueil : Poésies complémentaires ]

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♣♣♣♣ 

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21/09/2012

ORAGE

Jules Laforgue, né à Montevideo le 16 août 1860 et mort dans le 7e arrondissement de Paris le 20 août 1887, est un poète français. Connu pour être un des inventeurs du vers libre, il mêle, en une vision pessimiste du monde, mélancolie, humour et familiarité du style parlé. [ Wikipedia ]

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Image1.jpg

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Bonne journée à tous !

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22/07/2012

MOTS RARES ET ANCIENS

J’ai trouvé, sur ce site :

http://golfes-dombre.nuxit.net/auteurs.html

un dictionnaire des mots rares et anciens de notre belle langue française, que l’on peut télécharger  librement (à condition, toutefois, de ne pas l’utiliser à des fins commerciales). Si cela vous intéresse, sachez que l'enregistrement du fichier (Adobe Reader) est vite réalisé, puisque le fichier ne pèse que 1,4 Mo environ.

Je me suis amusé à vous récapituler quelques-uns des mots se rapportant au chien (blog B.A. et Languedoc oblige…) :

  • Billebauder (verbe) : Si votre épagneul billebaude, c’est qu’il chasse mal.
  • Brifaud ou brifaut (masculin) : Chien de chasse (aussi : gourmand / enfant mal élevé)
  • Cagne (féminin) : Mauvais chien.
  • Cagnard (adjectif) : Qui a la fainéantise du chien.
  • Caloge (fém.) : Niche à chiens, à lapins.
  • Cheaus (masc. Pluriel – Prononcer : che-ô) : Petits du loup, du chien ou du renard.

Renardeau.jpg 

[ Ph. : L'Internaute ]

  • Clabau (masc.) : Chien courant à longues oreilles.
  • Ecouer (v.) :  Couper la queue d’un animal.
  • Forhu (masc.) : Cri ou son du cor pour appeler les chiens.
  • Forlonge (masc.) : Chien qui suit de loin, qui chasse de loin (« il va de forlonge »).
  • Fouaille (fém.) : Part d’un sanglier qu’on fait aux chiens (la curée pour un cerf). 

Chasse à courre.jpg

[ Ph. : La Dépêche du Midi ]

  • Happe-lopin (masc.) : Chien âpre à la curée.
  • Herpe (fém.) : Chien qui a de bonnes griffes.
  • Houret (masc.) : Mauvais petit chien de chasse.
  • Talbot (masc.) : Mot anciennement utilisé dans le Poitou. Le talbot est un billot de bois que les paysans mettaient au cou du chien pour l’empêcher de courir trop librement et d’attaquer les passants.
  • Vautre (masc.) : Espèce de chien destiné à la chasse à l’ours et au sanglier et qui s’enfonce et se roule dans la boue, comme eux.

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Bon dimanche à tous !

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09/05/2012

LES DOIGTS DE LA MAIN

Une définition des doigts de la main plutôt originale,
avec ce poème en prose, écrit par Aloysius BERTRAND...
Les cinq doigts de la main.jpg
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14:00 Publié dans Poésie, Littérature | Lien permanent | Commentaires (2) | | | | | Pin it!

29/01/2012

ATTENDRE...

N & B (6).jpg
L'attente.png
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11:45 Publié dans Poésie, Littérature | Lien permanent | Commentaires (2) | | | | | Pin it!

17/01/2012

VIEILLIR selon Bernard PIVOT...

Une petite réflexion sur le temps qui passe...

VIEILLIR

Selon Bernard Pivot

Extrait de son livre paru en avril  2011 : Les mots de ma vie

Bernard Pivot.jpg

 


Vieillir, c’est chiant. J’aurais pu dire : vieillir, c’est désolant, c’est insupportable, c’est douloureux, c’est horrible, c’est déprimant, c’est mortel. Mais j’ai préféré « chiant » parce que c’est  un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.


Vieillir, c’est chiant parce qu’on ne sait pas quand ça a commencé et l’on sait encore moins quand ça finira. Non, ce n’est pas vrai qu’on vieillit dès notre naissance. On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant. Invulnérable. La vie devant soi. Même à cinquante ans, c’était encore très bien. Même à soixante. Si, si, je vous assure, j’étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme. Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps – mais quand – j’ai vu le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l’âge qu’ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge. J’ai lu dans leurs yeux qu’ils n’auraient plus jamais d’indulgence à mon égard. Qu’ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables. Sans m’en rendre compte, j’étais entré dans l’apartheid de l’âge.

Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants. « Avec respect », « En hommage respectueux », Avec mes sentiments très respectueux ». Les salauds!  Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect ? Les cons ! Et du « cher Monsieur Pivot » long et solennel comme une citation à l’ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus!

Un jour, dans le métro, c’était la  première fois, une jeune fille s’est levée pour me donner sa place. J’ai failli la gifler.  Puis la priant de se rasseoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué. « Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée. J’ai pensé que… » Moi aussitôt : «Vous pensiez que…? -- Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous asseoir. – Parce que j’ai les cheveux blancs ? – Non, c’est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, ç’a été un réflexe, je me suis levée…-- Je parais beaucoup, beaucoup plus âgé que vous  ? –Non, oui, enfin un peu, mais ce n’est pas une question d’âge… --Une question de quoi, alors ? – Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois…» J’ai arrêté de la taquiner, je l’ai remerciée de son geste généreux et l’ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.

Lutter contre le vieillissement c’est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien. Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l’amour, ni à la sexualité, ni au rêve. Rêver, c’est se souvenir tant qu’à faire, des heures exquises. C’est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent. C’est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l’utopie. La musique est un puissant excitant du rêve. La musique est une drogue douce. J’aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant soit l’adagio du Concerto no 23 en la majeur de Mozart, soit, du même, l’andante de son Concerto no 21 en ut majeur, musiques au bout desquelles se révéleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l’au-delà.

Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés. Nous allons prendre notre temps.  Avec l’âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement. Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années ? En mois ? En jours ? Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital. Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération. Après nous, le déluge ? Non, Mozart.

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09/01/2012

UN POEME DE SAISON...

Poème de Charles CROS :

L'hiver.jpg

Hiver.jpg
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