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17/02/2008

MON PREMIER CHIEN ?!

J'ai retrouvé cette photo où l'on me voit, vers l'âge de 7 ou 8 ans, en compagnie d'un chien...

C'était lors de vacances à Berck-plage, avec mes parents, à l'hôtel Régina, qui appartenait à l'époque aux HBNPC (Houillères du Bassin du Nord et du Pas-de-Calais). Des vacances tardives, c'était en septembre, si je me souviens bien, et il n'a pas fait beau temps, c'était même un peu "frisquet" pour une fin d'été, d'où ma tenue vestimentaire à caractère (plutôt) hivernale !

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Un jour ce chien errant nous a suivis, ou plutôt m'a suivi... il est resté mon compagnon de sortie durant tout le reste des vacances. Je le retrouvais, en effet chaque jour, toujours à peu près au même endroit : le long de l'esplanade du bord de mer. Dès le deuxième jour, je lui apportais un morceau de pain, de fruit, de sucre... lui qui devait chaque jour trouver sa pitance.

Je me souviens que j'étais triste, le dernier jour, de devoir l'abandonner, lui qui l'avait déjà été par ses maîtres... et dont je ne connaissais pas le nom. Je ne l'avais, moi-même, pas baptisé et devais sûrement l'appeler "le chien" !

Peu de temps après, mes parents m'offraient mon véritable premier chien : une ravissante petite bâtarde aux couleurs et à la queue en panache d'un renard. Elle était très belle, mais aucune photo d'elle ne subsiste (y en a-t-il seulement une qui ait été prise de cette charmante chienne ?). Mais de toute façon, ça, c'est une autre histoire...

05/02/2008

JOSE MEIFFRET

Une bicyclette lancée à plus de 200 km/h, ça ne se voit pas tous les jours !

C’est pourtant l’exploit que réalisa le Français José MEIFFRET, en 1962 : 204,8 km/h… Il réalisa cette performance derrière une voiture. Depuis plusieurs années, il s’attaquait à ce record (depuis 1951 plus précisément) sur son vélo au plateau immense lui permettant d’utiliser un énorme braquet, tel que le montre cette photo prise en 1952, alors qu’il roule à 130 km/h derrière une moto :

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Si je me souviens de ce fait divers sportif, c’est parce qu’à l’époque (début des années soixante, si mes souvenirs sont exacts) un professeur de lycée nous en avait parlé, en classe, suite à la diffusion de l’information à la radio et à la télévision… et alors que le record de MEIFFRET se situait dans les 170 km/h.

Apparemment, José MEIFFRET abandonna le « training » moto pour pouvoir battre à nouveau son record et choisit de suivre une automobile, en 1962… Sa persévérance a payé puisque son record a tenu jusqu’en 1973, année où Allan ABBOTT, un Américain fit mieux (223,126 km/h) également derrière une voiture.

L’histoire de ce record remonte à l’année 1899 (oui, déjà !) quand l’Américain Charles MURPHY atteignit les 101,7 km/h sur un plancher placé entre les rails d’un chemin de fer et… derrière un train !

A savoir aussi que le vélodrome de Montlhéry permit à plusieurs autres Français de se mesurer, derrière moto, à ce défi : Jean BRUNIER (112 km/h en 1924, A. BLANC-GARIN (128 km/h en 1933), entre autres…

Ce record a souvent été l’apanage de Français ; citons aussi :

Georges PAILLARD (1937 – 137,4 km/h)

Albert MARQUET (1937 quelques mois après PAILLARD, à Los Angelès et derrière une voiture : 139,9 km/h)

Alfred LETOURNEUR (1938 à Montlhéry, derrière moto, 147,05 km/h)

Le record actuel remonte au 3 octobre 1995, jour où l’Américain Fred ROMPELBERG atteint 238,831 km/h à Bonneville (Etats-Unis), derrière une voiture.

Notez enfin que pour illustrer cette note, il a fallu que je cherche une image représentant notre valeureux Français et n’en ai trouvé qu’une seule… sur un site internet allemand !

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26/01/2008

ORLY 1963

Tiré de mes "archives", de vieilles photographies en noir et blanc, datant de 1963...

Ces photos ont été prises à l'aéroport d'Orly, qui était encore, à l'époque, tout neuf et qui attirait la curiosité de beaucoup de monde. C'est dans le cadre d'un voyage de fin d'année scolaire, offert par le collège où j'étais écolier, que, pour une journée, nous avions pris le bus et, qu'après un "arrêt-pipi" à Péronne, nous fûmes emmenés vers Orly.

C'était justement à cette période que la chanson de Gilbert Bécaud "Un dimanche à Orly" était dans toutes les têtes... Je n'étais encore qu'un adolescent et, dans mon esprit, un aéroport c'était quelque chose de grandiose et de mystérieux... Je ne fus pas déçu !

Je pris à cette occasion plusieurs photos, plus ou moins réussies, mais que j'ai toujours conservées précieusement !

Après avoir déjeuné dans un restaurant collectif "Léo Lagrange" à Paris, je me souviens que l'après-midi nous avons pu, aussi, voir la Tour Eiffel, mais sans y monter, faute de temps...

Voici ces quelques images, dont vous voudrez bien pardonner la piètre qualité...

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Déjà, en 1963, les parkings étaient bien remplis !
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Un avion s'apprête à décoller...
C'était magique de voir ces "gros oiseaux" qu'étaient les Boeing 707 et autres Caravelles !
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Il y avait foule sur la terrasse panoramique, en ce dimanche de juin 1963 !
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Je me souviens que notre guide nous avait dit que certains vieux avions étaient à vendre (pas celui sur cette photo !) dont un pour 3 millions de Francs (seulement... si l'on peut dire...)
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Atterrissage d'un long courrier.
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20/01/2008

SALON DE L'AUTO et ECOLOGIE

Voici trois extraits du "Numéro Spécial Salon" de l'AUTO-JOURNAL, de trois années différentes : Salon 1973, Salon 1989 et Salon 2008. La façon de décrire un modèle de voiture n'a guère changé, d'une époque à l'autre, sauf sur un point : la prise en compte de la notion d'écologie, mais de manière différente, comme nous allons le voir...

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Pour le salon 1973, les caractéristiques techniques qui sont publiées dans le magazine ne tiennent compte d'aucun élément ayant rapport à l'environnement (si l'on excepte l'indication des pneumatiques utilisés, sachant que ces derniers influent quand-même sur la consommation. Mais qui faisait le rapprochement, hormis les pilotes de rallye, peut-être ?). A ce propos, on remarquera que la consommation de la voiture n'est même pas mentionnée !

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Autres temps, autres "moeurs"... et réchauffement de la planéte oblige, pour le salon 1989, apparaît la notion de Cx, c'est à dire le coefficient de pénétration dans l'air de la voiture... Plus le chiffre est bas, plus la voiture est "aérodynamique" et consommera donc moins de carburant. Par ailleurs, les chiffres de consommation du véhicule sont (quand-même) apparus depuis plusieurs années dans la description des voitures... C'est ainsi que l'on voyait l'écologie dès la fin des années 80, en s'attardant sur ce fameux Cx ! [Antépénultième ligne du tableau ].

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Salon 2008 : la mention du Cx a disparu !... Il faut dire que nos voitures modernes sont toutes suffisamment aérodynamiques et que, de ce fait, cette notion n'a plus guère d'importance ! Par contre, sous la pression des nouvelles directives européennes en matière d'émission de dioxyde de carbone, les constructeurs visent à abaisser la pollution des véhicules produits et, du coup, l'AUTO-JOURNAL mentionne, dans sa description technique, la quantité de CO2 émise par chaque automobile [dernière ligne du tableau : rejets de CO2 en grammes par kilomètre parcouru]...

Dans quelques années, quel autre détail (en matière d'écologie) retiendra notre attention au sujet de nos chères "titines"... ?

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04/01/2008

REFORMES SCOLAIRES

Retrouvé dans le magazine "Sélection du Reader's Digest" de juin 1969, un article traitant de réformes scolaires par la reproduction d'images d'Epinal datant de... 1850.

L'auteur de cet article commentait ainsi ces images : 

"Plus ça change, plus c'est la même chose" serait une excellente légende pour cette série de gravures (...) Elle montre que les étudiants contestataires d'aujourd'hui n'ont rien inventé et que leurs devanciers de 1850, probablement influencés par la révolution de 1848, aspiraient à des réformes dont on parle encore de nos jours "

Pour nos écoliers du XXIème siècle, certaines de ces "réformes" ont bien eu lieu, d'autres ne verront jamais le jour ou, en tout cas, il faut l'espérer !... Quant à l'autorisation de fumer à l'école... cela serait, depuis peu, bien remis en cause, par le dernier décret anti-tabac !

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05/12/2007

PIEDALU

 

medium_medium_pa68b_1_.2_1_.4.gifQui se souvient de Ded RYSEL ?

Ou alors, si je vous dis : PIEDALU ?

Non ? Toujours pas d'étincelle mnémonique ?

C'était dans les années cinquante, lorsque mes parents m'emmenaient au cinéma de mon village, tenu par Monsieur le Curé, S.V.P., et que l'on y projetait les films de Jean LOUBIGNAC de la série des PIEDALU : Piédalu à Paris, Piédalu député, Piédalu fait des miracles etc... L'acteur du rôle-titre, Ded RYSEL, faisait rire les enfants et sourire les adultes dans ses aventures burlesques, qui, si on les diffusait de nos jours, prendraient un sacré "coup de vieux" !

 

Il faut dire que c'était encore "tout beau, tout nouveau" le cinéma, c'était encore la lanterne magique et on lui pardonnait d'être parfois médiocre... Et la télévision, à la maison, nous ne la connaîtrons qu'en 1960...

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Piédalu à Paris (1951)
Tous ces films étaient (bien sûr) en noir et blanc. Il n'y avait que les affiches à être en couleurs !

 

 
 
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 Piédalu député (1954)
Malgré mon (très) jeune âge, je me souviens avoir eu mes premiers fous rires devant une oeuvre cinématographique, même si je ne comprenais pas tout. Un peu plus tard, c'est sûr, j'appréciais beaucoup plus Laurel et Hardy, puis Fernandel et enfin Bourvil... Mais le personnage de Piédalu m'est resté en mémoire comme un début d'apprentissage de l'humour et du rire, même s'il s'agissait, dans ses films, de la "bonne grosse blague" (genre "potache" ou "comique troupier") 
 Allez, si cela dit quelque chose à quelqu'un, qu'il me fasse un signe... en commentaire. Merci d'avance !
 
 
 

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24/11/2007

LES ALLUMETTES SUEDOISES

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Pourquoi classer un extrait de l'oeuvre de Robert SABATIER, "Les Allumettes suédoises" dans la catégorie des "vieux machins" ? Certes, ce livre date de 1969, et l'action se déroule à la fin de la deuxième guerre mondiale, mais il est d'une écriture on ne peut guère plus moderne. La raison tient plutôt, au début du chapitre 7, (transcrit ci-dessous), à l'énumération qui y est faite d'évènements dont nous avons tous ne serait-ce qu'entendu parler, d'objets et d'habitudes des familles françaises de cette époque ; objets et habitudes qui ont perduré jusque dans les années soixante, au moins...
A qui, en effet, cet extrait ne va-t-il pas évoquer un ou plusieurs souvenirs d'enfance, dès lors que l'on est âgé de la cinquantaine et plus ?
Je vous laisse vous y retrouver...


Chapitre 7

La rue, comme une barque légère amarrée à la capitale, tanguait, fragile, au fil des événements,
luttait contre les misères quotidiennes, parfois prenait de l'altitude ou chantait pour oublier ses malheurs. Mais les journaux se dépliaient entre les mains, on lisait en hochant la tête, on passait rapidement de l'angoisse au sourire, de l'inquiétude au spectacle, se rassurant soi-même tant bien que mal parce que le monde des autres, des heureux, des nantis proposait des exemples impossibles à suivre mais toujours rêvés ou espérés.

Ce petit bout de la rue Labat, c'était le cinéma du pauvre, le paradis des mal logés, le lieu de la liberté, l'espace d'une aventure. On disait : "La rue est à tout le monde" et cela exprimait un lieu où l'on pouvait être chez soi. Auprès de rares vieux Parisiens, les gens de la rue Labat, partie haute, venaient d'un peu partout : il y avait des Espagnols, des Italiens, des Arabes, des Juifs, des Martiniquais, des Polonais, des Russes blancs, mais aussi des Bretons, des Auvergnats, des Basques qui gardaient, à un niveau moindre, leur part de nostalgie provinciale rentrée, et tous, étrangers cherchant à s'assimiler tout en gardant leurs particularités, nationaux venus des déserts français, retrouvaient dans la rue un peu de cet air libre qui les aidait à vivre.

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Radiola RA43HU29 (1937. Ph. doctsf.com)

Autour de cet esquif, le monde, le déroulement sans fin de ses actualités rapportées par une presse imagée, une TSF guindée comme une très jeune provinciale mais explosant parfois d'un enthousiasme neuf. Et les sujets d'émerveillement ou de peur se pressaient, animaient les conversations : les baptêmes de l'air et les progrès incessants et rapides de l'aviation, les concours d'élégance automobile, Chariot venu à Paris, Gandhi avec son crâne chauve et ses jambes maigres, toujours drapé comme s'il sortait du bain, Gabriello et "le coup du crochet", Sonja Henie glissant sur le monde, les Six Jours, l'Aga Khan jouant au golf, Hitler et les nationaux-socialistes en face du vieil Hindenburg, l'enlèvement du bébé Lindbergh, le geste auguste de la Semeuse, Paris-New York par Costes et Bellonte, le bal de la couture à l'Opéra, les Petits Lits blancs, les nations d'Europe contestant leurs frontières, la conférence du désarmement, la SDN...

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GABRIELLO (Ph. X)

Mais tout cela finissait par prendre des allures irréelles, lointaines, menaçantes, fausses. La vérité de la rue était une vérité de rencontres, de conversations, de jeux, de pièces de monnaie comptées et recomptées (et dont on disait quand elles tombaient : "Ça ne pousse pas !"), de flirts, de mariages, de naissances et de morts, de chômage écrasant ou de journées de travail brisant les corps, de relents de ragoût, de linge sale, d'humidité, de retards à l'atelier ou au bureau (Je lui ai dit qu'il y avait eu une panne de métro et il m'a répondu : Montrez le ticket de retard. Alors j'ai dit comme ça et il m'a répondu comme ça...), d'histoires d'amour, de disputes, de réconciliations, de bagarres parfois. Et tout cela vous rejetait vers les beaux dimanches, avec le repas emprisonné entre l'apéritif et le digestif, la fuite vers les musettes, les guinguettes, les friteries, les foires, le canotage, les zoos, le cinéma, le cirque, la foire du Trône, "Le Gros Arbre" et "Le Vrai Arbre" à Robinson, "Convert" à Nogent, l'intense plaisir populaire.

Les jeunes allaient au bal musette pour imiter les personnages de Carco, dansant la java vache, la rumba et la biguine. Mais tout se payait : le tour de danse de deux minutes coûtait un jeton de cinq sous. Les "Passons la monnaie !" des préposées aux sacs de cuir ouverts, les "Pssst !" conventionnellement impératifs des danseurs, couvre-chef -feutre, canotier ou casquette à carreaux- bien planté, invitant leurs cavalières pour leur poser la main contre l'échine, de chant ou avec un mouchoir pour éviter un contact moite, les sanglots et les longs bâillements de l'accordéon, le vin blanc, la menthe ou le diabolo, les regards louches, faussement distingués ou simplement gentils, les filles se dégageant par la danse des mouvements automatiques de l'usine ou du bureau, les garçons jouant le jeu éternel du pigeon suivant la pigeonne. Les bourgeois pouvaient trouver cela vulgaire, parler de bals pour bonniches, des êtres y étaient heureux.

Puis venait l'heure du retour, le dimanche soir, en regardant les fleuristes aux portes cochères, les victuailles aux devantures, les galantines, les pâtés parés, les quartiers de bœuf et de mouton fleuris de feuilles vertes et de papiers découpés des boucheries, l'animation du bureau de tabac, les cris des vendeurs de "Paris-Soir" ou de "L'Intran" hurlant les titres en les déformant. Et à ces joies, les sombres revers : les vieillesses frileuses et affamées, les chômeurs en groupes mornes allant vers les cantines, les crèches, les soupes populaires, Roméo et Juliette voyant leurs amours décimées par la misère, la promiscuité, le naufrage, les conventions.

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Au cinéma, les gens de la rue préféraient aux films réalistes ou populistes ceux qui leur apportaient l'oubli avec des acteurs aux uniformes chamarrés à épaulettes d'or dans des films qui s'intitulaient "Le Congrès s'amuse, Il est charmant, Au service du Tsar, Un rêve blond" ou "Parade d'amour". Plus il y avait d'empereurs et de princes, d'ingénues fades et de reines perfides, de falbalas et d'argenterie, de promenades en calèche, de bals monstres sous d'immenses lustres de Venise, plus cela plaisait, et les cousettes, les ouvrières, les dactylos pleuraient aux malheurs sentimentaux de la fille d'un roi ou au bonheur des cendrillons de studio choisies par les princes charmants Henry Garat ou Maurice Chevalier natif de Ménilmontant.

Et l'on revenait au Razvite et à la chemise Noveltex, au Phoscao et au thé mexicain du docteur Jawas, à la Jouvence de l'abbé Soury et à la tisane des Chartreux de Durbon, au Fernet-Branca et aux verres Pyrex, à la lotion Houbigant et à la bouilloire électrique Calor, aux montres Erméto et à la Malacéine "qui donne un teint de fleur", au porte-plume à réservoir Waterman et au vin de Frileuse, à tout ce qui brille et n'est pas or, à tout ce qui comble les boulimies de l'impécuniosité.

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Au fond, le monde se partageait en deux équipes, comme au football, avec des Onze de France particuliers. D'un côté, les hommes politiques : Tardieu, Herriot, Mandel, Paul-Boncour, Reynaud, Laval, Painlevé, Flandin, Caillaux, Doumer, Bouisson. De l'autre Henry Garat, Harry Baur, Jean Murat, Fernandel, Raimu, Milton, Chevalier, Charpini et Brancato, Bach et Laverne. Attention, coup d'envoi ! On militait au besoin, certes, et dur même, mais dès qu'ils étaient au pouvoir les hommes politiques prenaient des airs de volailles gavées peu ragoûtants. Il y avait les bons et les mauvais, mais on ne les distinguait pas toujours, et on savait qu'il en serait toujours ainsi, alors... Au cinéma, c'était toujours net, propre, intéressant, à visage de joie. Du bonheur ou du malheur, qui jamais l'emporterait ?
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Harry BAUR (Ph. X)

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31/10/2007

LA BONNE PLANQUE

medium_medium_pa68b_1_.2_1_.gif Dans la catégorie des "vieux machins", revoir un extrait de la pièce "La Bonne Planque", je pense, peut faire plaisir à beaucoup de monde : revoir Bourvil dans la scène du coup de téléphone au commissariat est un morceau d'anthologie, comme l'on dit.

[ LA BONNE PLANQUE - Michel ANDRE  / 6' 36" ]

Cette pièce de Michel ANDRE (avec BOURVIL, Robert ROLLIS et Pierrette BRUNO dans les principaux rôles), filmée au Théâtre du Vaudeville de BRUXELLES par la Télévision belge, en 1964, fut diffusée par l'ORTF en programme de dépannage, à cause d'une grève en... 1965.

A noter que le succès obtenu auprès des télespectateurs français donna l'idée à Pierre Sabbagh de créer l'émission "Au théâtre ce soir" qui connaîtra elle-même de belles audiences...

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19/10/2007

PAPA A RAISON

(Voix off) : "Robert Young, Jane Wyatt, Elinor Donahue, Billy Gray et Lauren Chapin dans... Papa a raison !"

Ainsi commençait, à la télévision, le générique pour la diffusion d'un épisode de cette série qui connut un grand succès aux Etats-Unis dans les années cinquante, puis en France (sur la 1ère chaîne, forcément... il n'y en avait qu'une !) à partir du 23 octobre 1960.

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Cette série composée d'épisodes de 25 minutes, diffusée à midi trente - avant le journal télévisé ! - mettait en scène les joies et les peines de la famille Anderson, de Springfield. Elle différait quelque peu des autres productions du genre qui révélaient des personnages stupides, alors qu'il y avait, dans chaque épisode de Papa a raison, des leçons à tirer de la plupart des situations auxquelles étaient exposés ses héros ; le tout, bien sûr, teinté d'humour.

Jane Wyatt (la mère dans la série) obtint 3 Emmy Awards pour sa prestation et fut surnommée "la maman idéale de la télévision" !

A noter que :

- Lauren Chapin (la petite fille dans la série) a créé un site reprenant le thème de Papa a raison. On y retrouve tous les personnages et elle y retrace ses souvenirs en photos [laurenknowsbest.com].

Elle a obtenu 5 Emmy Awards Junior pour ses apparitions dans la série. Elle s'occupe actuellement de promouvoir des chanteurs et acteurs et a écrit un livre "Father does know best - The Lauren Chapin story" paru en 1988. [ " Papa a (bien) raison - L'histoire de Lauren Chapin " ]

- Robert Young surtout, mais aussi Jane Wyatt et Elinor Donahue, ont fait une belle carrière cinématographique. Les deux premiers sont décédés, respectivement, en 1998 et 2006.

- Billy Gray n'a pas connu la même chance au cinéma (trop grand succès de la série ?) et s'est "recyclé" (c'est le cas de le dire...) dans les courses motocyclistes.


[ Father knows best - Bande-annonce // Extraits en langue anglaise / 0' 59" ]

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VIEUX "MACHINS"

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[ Ornithoptère - Bartlett Flapping Machine 1911 / Ph. X ]

J'inaugure aujourd'hui une nouvelle catégorie, baptisée "Vieux Machins", qui ressortira des greniers des souvenirs de la mémoire collective des années... 1950 aux années 1970 environ...

La première note officielle de cette catégorie va paraître aujourd'hui, faites-moi savoir ce que vous en pensez, afin que je sache s'il faut que je la continue... Merci d'avance !

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