04/12/2008
VIVE SAINTE BARBE !
Aujourd'hui, on fête Sainte Barbara ou Sainte Barbe... Le fait que l'Eglise ait remplacé Sainte Barbe par Sainte Barbara, au calendrier, ne change pas grand'chose à l'affaire, comme vous le verrez dans l'historique ci-après !
Il s'agit bien de la Patronne des mineurs, pompiers, artificiers... bref, de tous ceux qui utilisent des explosifs dans leur profession.
Ayons donc aussi une pensée émue pour Marcel, le mineur et bloggueur de Lens, qui nous a quittés au début de cette année, et qui aurait pu fêter sa sainte patronne aujourd'hui...
Des recherches sur le Net m'ont permis d'apprendre que la fête de la Sainte Barbe n'était pas oubliée un peu partout dans le monde. Et même... en bord de Loire, à environ 20 km au S-O. d'Angers.
Cela m'a un peu surpris ; je connaissais les mines des Cévennes, de Decazeville, de Gardanne... mais ne me souvenais plus de celles-ci !
Oui, il y avait des mines de charbon, telles qu'on les connaît dans le nord, avec leurs chevalements, là, dans cette région appelée la Corniche angevine qui possède aussi sa chapelle Sainte-Barbe :
Il y a aussi une association qui perpétue le souvenir de l'exploitation du charbon dans le secteur. Et cette association possède même un hymne à la gloire de Sainte-Barbe, que vous pouvez écouter en cliquant sur le lien ci-après :
http://www.stebarbe.com/telechargement/Sainte_Bar...
Je vous en livre les paroles :
REFRAIN
Sainte-Barbe, ô douce patronne
Tu nous vois à tes pieds, implorant ton secours
Quand le rocher s’abat ou que la mine tonne
Veille, veille, sur nous toujours. (Bis)
1
Quand nous descendons à l’aurore
En toi nous mettons notre espoir
Et là, sous la voûte sonore
Combien n’ont pas revu le soir
2
Dans les entrailles de la terre
Quand il affronte le danger
A toi, dans son humble prière
Le mineur aime se confier
3
Quand nous menacent les orages
Que tout est noir à l’horizon
Ecarte de nous leurs ravages
Sainte-Barbe, nous t’implorons
4
Soldat du feu, risquant ta vie
Au service de ton prochain
Alors que gronde l’incendie
Sainte-Barbe, guide ta main
5
Dans les rudes travaux, nos pères
Aimaient jadis à t’invoquer
Comme eux, ouvriers des carrières
Nous accourons pour te prier
6
A l’entrée des tunnels tu veilles
Sur ceux qui creusent le terrain
Pour eux sauvegarde et surveille
Tous ces ouvrages souterrains.
Pour terminer, voici aussi l'histoire de cette sainte :
Sainte-Barbe vivait au milieu du III ème siècle à Nicomédie en Asie Mineure, aujourd'hui Izmit, un port de Turquie. Son père, un riche païen du nom de Dioscore, pour la protéger des assauts de prétendants trop entreprenants, l'enferma dans une tour. Au retour d'un voyage, sa fille lui apprit qu'elle s’était convertie au Christianisme durant son absence. Furieux, le père mit le feu à la tour mais Barbe réussit à s'enfuir et se réfugia dans les rochers des environs. Par malheur, un berger découvrit la cachette et avertit son père. Ce dernier la traîna alors devant le gouverneur romain de la province qui la condamna à d'affreux supplices. Comme la pieuse jeune fille continuait à invoquer le Christ, le gouverneur ordonna au père de trancher lui-même la tête de sa fille. Dioscore obéit et fut aussitôt châtié par le Ciel. La foudre le tua sur place.
*
Depuis ce jour, Sainte-Barbe protège contre la foudre et la mort subite, donc contre le tristement célèbre coup de grisou, hantise des mineurs. Elle est la patronne des mineurs mais aussi des pompiers, des artificiers, des artilleurs et des carriers qui utilisent des explosifs pour entamer la roche.
*
Dans le Forez, on inscrit son nom sur les cloches et on les fait sonner à Courreau ( St Bonnet-le-Courreau) pour qu’elle éloigne la foudre. 0n retrouve cette tradition avec Saint-Aubrin à Montbrison. Elle donna aussi son nom aux cales des navires où la poudre et les munitions étaient gardées. Et bien sûr à une multitude de chapelles, la plus grande d'entre elles étant celle de Bourges. Elle est fêtée le 4 décembre mais Barbe a été rayée du calendrier catholique et romain en 1979, pour être remplacée par Barbara, son vrai nom en latin et en grec, utilisé partout sauf en France. Allez savoir pourquoi, les poilus gaulois ont préféré Barbe...
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13:45 Publié dans Divers, Nord - Pas de Calais | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Pour Marcel
20/01/2008
IMAGES DU NORD...
11:20 Publié dans Poésie, Littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Pour Marcel
19/01/2008
LES GUEULES NOIRES
Cette note est dédiée à MARCEL, qui nous a quitté hier... Une de plus, me direz-vous, parmi tous les témoignages qui ont fleuri sur les blogs, sans parler des commentaires de soutien sur son propre blog... Mais, il le vaut bien, tout le monde l'aura compris et, même si cela ne nous le fera pas revenir, c'est une façon de penser à lui...
Dire qu'il a vécu à SALLAUMINES à deux pas de chez moi, lorsqu'il était mineur. Quelques rues de coron nous séparaient. Et mon père, mon parrain et mon cousin Roger, qui ont été mineurs, l'ont peut-être connu !
*****
Je me suis creusé la tête et me suis souvenu que le générique de l'émission télé "Les coulisses de l'exploit" était chanté par un ensemble vocal composé uniquement d'hommes et que le morceau s'intitulait "Les Gueules Noires"... A l'époque, le titre en avait été divulgué par Télé 7 jours, et je pensais m'acheter le disque ; je ne l'ai jamais trouvé.
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Une chanson en l'honneur de Marcel, qui aimait la musique et pour qui l'on pourrait dédier aussi la chanson de Pierre BACHELET "les Corons". Mais je pense que d'autres y ont sûrement déjà pensé...
Repose en paix, MARCEL, tu l'as bien mérité, comme tous ces mineurs de fond, aujourd'hui disparus. Je pense qu'ils t'acceuilleront avec joie et fierté...
[ Les Gueules Noires - Les HOMMES // 0'42" ]
18:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Pour Marcel
18/01/2008
TU NE SERAS JAMAIS MINEUR, MON FILS !
Comme j’aimais, étant jeune, sentir la rude main calleuse de mon père se poser sur la mienne… tandis qu’il me racontait ses « aventures » au fin fond de cette mine qui lui prenait la santé, chaque jour un peu plus…
Les mots tourbillonnaient dans ma tête d’enfant de huit ou neuf ans, comme pour faire une fête : barrou, cage, puits de mine, galibot, les à-bouts, galerie, marteau-piqueur, haveuse…
- Dis, m’emmèneras-tu un jour, là où tu travailles ?
- Au grand jamais, tu ne devras te faire embaucher comme mineur, mon garçon. Apprends bien à l’école pour faire autre chose que ce métier ingrat, me répondait-il…
Mais il continuait à me parler de son travail et répondait à presque toutes mes questions…
Les chevaux aveugles au fond de la mine, la poussière de charbon et des schistes qui donnaient la silicose, la façon dont il prenait son repas en retirant la gamelle ou les tranches de pain de sa musette (on ne disait pas encore sandwichs à l’époque…) fourrées de pâté, de saucisson ou de fromage, que ma mère lui avait préparées (son « briquet », comme l’on disait couramment dans le bassin minier), comment était abattu le charbon, l’étayage des galeries, et comment étaient triées, au lavoir, les terres charbonneuses extraites de la mine afin d’en séparer la précieuse houille… un travail de femmes !...
Il évoquait tous les dangers qui guettent le mineur imprudent, irrespectueux des règles de sécurité… toutes les fois où un morceau de roche ou de charbon (une « gaillette »), souvent plus gros qu’un ballon de football, lui était tombé dessus. Il en portait des marques bleuâtres sur tout le corps, son dos en était couvert… le grisou, cet ennemi invisible et pernicieux qui s’infiltre là où on ne l’attend pas… Il m’expliquait comment fonctionnaient les lampes de mineur et comment on pouvait détecter ce maudit gaz…
Il avait connu quelques frayeurs lors de l’éboulement de parties de galerie, mais n’avait jamais, fort heureusement, été confronté à une catastrophe !
Il me racontait comment le travail fut encore plus pénible lorsque, après-guerre, ordre avait été donné de « remonter la France » par l’augmentation –entre autres- de la production de charbon et comment les mineurs polonais ou algériens travaillaient alors comme des forcenés. Dans ces conditions, combien cela dut être difficile, pour lui, pour être reconnu, en 1948, comme le meilleur ouvrier de la fosse n° 4 des Mines de Lens ! Il faut dire qu’il était costaud et autant il était assez petit et râblé que moi j’étais élancé et mince ! C’est peut-être aussi pour cela qu’il ne voulait pas que, plus tard, je m’use la santé dans un tel métier !
Les années passèrent et à l’école, je m’efforçais d’avoir de bonnes notes afin qu’il fut fier de moi et que l’obsession qu’un jour je sois mineur de fond s’éloignât de plus en plus de son esprit !
Après trente-six années comme mineur de fond, mon père continua de travailler comme terrassier dans une entreprise de travaux publics afin de payer mes études…jusqu’à l’année de mon baccalauréat.
Il s’est encore écoulé quelques années, je me suis marié, et un jour, alors que nous lui avions rendu visite, j’ai su que sa fin était proche, que la silicose allait l’emporter.
En effet, ce jour-là, il n’avait pas pu faire la moindre chose dans son jardin…
Deux jours après, nous apprenions son décès, en pleine nuit, presque à l’heure où, lorsqu’il était mineur, il se levait pour aller travailler, quand il était « du matin »… 3 heures et demie…
18:05 Publié dans Nord - Pas de Calais | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Pour Marcel
17/01/2008
LUMIERE POUR MARCEL...
18:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pour Marcel
09/01/2008
ILLUMINATIONS - la fête est finie...
Note dédiée à MARCEL (Le Pas de Calais, les Mineurs)
Un dernier regard sur la ville de LENS, illuminée pour la période des fêtes...
Cette fois-ci, les photos sont plus nettes que celles publiées dans la note du 31 décembre !!!
10:00 Publié dans Nord - Pas de Calais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pour Marcel
31/12/2007
LUMIERES A LENS
11:45 Publié dans Nord - Pas de Calais | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Pour Marcel
30/12/2007
NOEL CHEZ NOUS...
13:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pour Marcel
FETE DE L'ANDOUILLETTE D'ARRAS
Un aperçu d'une fête traditionnelle du Pas-de-Calais, celle de l'Andouillette d'ARRAS...
Pour ceux que ça intéresse, voici un historique de cette tradition, trouvé sur le site de nordmag.fr :
ARRAS : CAPITALE DE L’ANDOUILLETTE ET FONDATRICE DES CONFRÉRIES
L’Andouillette d’Arras est fameuse, réputée, et elle n’est pas née d’hier ! On trouve des traces de cette délicieuse pièce de « chaire cuite » (d’où le nom de charcutier) dans un acte solennel de l’échevin en janvier 1323. Une lettre patente datée de 1407 et signée par Jean, duc de Bourgogne, comte de Flandres et d’Artois, garantissait à ces mêmes charcutiers « grâces, franchises, et libertés » afin déjà de les préserver d’une concurrence d’artisans venus d’autres provinces qui n’auraient pas le même savoir-faire, ni le même tour de main.
Patrie de l’Andouillette à la fraise de veau, unique en son genre alors que beaucoup de ces produits sont élaborés à base de porc, Arras fut aussi l’une des premières villes de France à voir naître des confréries. Dès le début du XIIème siècle, foulons, tisserands, brasseurs, cordonniers, boulangers, forgerons, barbiers se constituèrent en communautés corporatives pour défendre leurs intérêts et transmettre les règles de leurs petits métiers.
Le 13 octobre 1997, une poignée de gourmets arrageois, afin de renouer avec cette double tradition locale de l’andouillette et des confréries, créaient la Confréries de l’Andouillette d’Arras qui assure depuis lors à travers différents chapitres partout en France la promotion de ce produit local, atout touristique de choix. L’Andouillette d’Arras devait même arriver à la table de Jacques Chirac alors premier ministre, lorsque son ministre de l’Agriculture qui se nommait Philippe Vasseur, un homme de notre terroir, la lui fit découvrir. La petite histoire raconte que, par la suite, l’actuel Président de la République envoyait parfois son chauffeur acheter quelques pièces chez Berchon.
Arras était donc à double titre bien placée pour organiser à l’occasion des fêtes traditionnelles de la ville une grande Fête de l’Andouillette et des Confréries de Bouche. Elle aura lieu fin août sur la Place des Héros, la Place de la Vacquerie et la Place Foch. De nombreuses confréries participent à l’événement, dont l’assemblée des charcutiers et traiteurs, la confrérie de Saint Antoine.
Cette fête de l’Andouillette se veut un grand moment de liesse populaire. Restaurateurs et charcutiers feront déguster leurs spécialités dans une ambiance unique, avec les confréries en tenue de grand apparat, accompagnées de groupes folkloriques des provinces représentées
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27/12/2007
FETES A LENS, juin 2006 (suite)
C’est la période des fêtes de fin d’année et mon blog est en « roue libre » (comme beaucoup d’autres à ce que j’ai pu constaté) ! Pas le courage de faire une note « consistante », alors je vous propose de regarder des images des Fêtes de LENS de juin 2006.
Certaines photos avaient déjà été publiées dans ma note du 25 octobre dernier…
Notez que j’en ai fait un diaporama, mais impossible de le placer sur le blog, car le fichier est trop lourd (plus de 7 Mo)…
13:20 Publié dans Nord - Pas de Calais | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Pour Marcel












